L’héritage de Napoléon Ier

Le 5 mai 1821, le plus grand conquérant français, empereur déchu après la défaite de Waterloo, s’éteignait en exil à Sainte-Hélène. Aujourd’hui, 200 ans après, nous ne pouvons que constater à quel point il a laissé une trace dans l’histoire de Paris, de la France et de l’Europe. L’empreinte de son héritage, c’est sans doute dans l’architecture, les arts et la culture qu’elle est la plus visible.

Fasciné par la Rome impériale qu’il rêve de faire revivre, Napoléon Ier  entreprend la construction de monuments, avec la volonté de convertir Paris en vitrine de l’Empire, dont la splendeur et l’ordre (public et architectural) susciteront l’admiration du monde entier. 

Les projets démesurés de Napoléon Ier

Dans la proclamation faite à ses soldats au lendemain de la bataille d’Austerlitz, Napoléon aurait déclaré « Je vous ramènerai en France. Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe ». Promesse qu’il teint un an plus tard, il demanda à faire construire deux Arcs de Triomphe. Le premier, érigé place de l’Etoile, trône magistralement en haut des Champs Elysées à Paris. Il est l’un des symboles de la capitale française. Il incarne toute l’image de luxe de la Ville Lumière. Le second, plus modeste en taille, se situe devant le Louvre, prolongeant l’axe entre le Palais, devenu un musée, et la plus belle avenue du monde.

Pour commémorer la bataille d’Austerlitz, Napoléon fait également ériger, en 1810, la colonne Vendôme, surmontée d’une statue qui le représente vêtu en sénateur romain. Elle a été inspirée par la colonne Trajan située dans le forum de Trajan à Rome.

Comme parfait exemple du style architectural néoclassique de cette époque, on doit également à Napoléon la monumentale Église de la Madeleine qui trône face à la place de la Concorde. Elle est construite sur le modèle de la Maison Carrée, vestige de l’Empire romain à Nîmes. Il avait pour projet d’en faire un temple en honneur de la Grande Armée. C’est également sous l’Empire que le Palais Bourbon, de l’autre côté de la Seine, est transformé pour accueillir une façade à 12 colonnes, parallèle à la Madeleine. 

Un peu plus en amont, le long de la Seine, il fait construire la célèbre rue de Rivoli avec des immeubles à arcades que l’on admire toujours aujourd’hui.

Afin d’apporter l’eau potable aux Parisiens, l’Empereur ordonne la construction des canaux de l’Ourcq, de Saint-Martin et de Saint-Denis. Il décide aussi de construire trois nouveaux ponts : celui des Arts, d’Austerlitz et d’Iéna. Ces deux derniers sont des références à ses victoires remportées en 1805 et 1806.



L’Urbanisme 

L’ombre de Napoléon plane partout sur Paris. Quelques avenues des plus prestigieuses de la capitale conservent le nom des batailles de l’Empereur (Iéna, Wagram, Austerlitz…) ou même les « boulevards des maréchaux » qui ceinturent la capitale.
Il est donc très curieux de constater qu’aucune place, aucune rue ou avenue ne porte le nom de cet homme qui a tant voulu immortaliser son règne. À l’exception de la rue Bonaparte dans le sixième arrondissement. C’est aussi à Napoléon Ier que l’on doit la numérotation des immeubles dans les rues. 

En dehors de la capitale

L’Empereur n’a pas hésité à laisser son empreinte dans le domaine architectural en dehors de la capitale. Le fameux Arc de la Paix de Milan fut ordonné par Napoléon afin de commémorer ses victoires peu après avoir envahi l’Italie en 1800. À Bordeaux il fera un décret énumérant la liste des travaux nécessaires pour une ville qu’il trouvait en pleine déchéance. Il fait ainsi construire l’historique Pont de pierre qui traverse la Garonne. À Boulogne-sur-Mer on construisit la colonne de la Grande Armée. Sans oublier la grande transformation qu’il lança de la place Bellecour à Lyon ou la construction du Fort Napoléon à La Seyne-sur-Mer.


L’émergence d’un nouveau style

Dans l’héritage de Napoléon Ier, il est un incontournable : le style Empire. Créé par Percier et Fontaine, ce style porte les empreintes liées à l’histoire personnelle de l’Empereur exaltant sa grandeur et sa gloire. 

Les principales références qui le composent sont originaires de l'antiquité romaine, et grecque, comme une nouvelle renaissance. Il y ajoutera sa passion pour l’Egypte. 

Grâce à l’expansion de l’Empire dans toute l’Europe, ce style se diffuse rapidement. Les caractéristiques prédominantes sont les motifs guerriers, inspirés des batailles, les couronnes de laurier ou les créatures légendaires comme les nymphes. La suprématie de l’Empereur se traduit aussi par la symbolique animale avec le lion, l’éléphant et l’abeille, qu’il choisit comme symbole ; ainsi que par les feuilles de laurier ou la palme. Ce style s’impose de manière similaire et concomitante dans les beaux-arts, le mobilier et les arts décoratifs.

Deux cents ans après sa mort, l’héritage de Napoléon se lit encore dans les rues de Paris à Milan. Après Louis XIV, il est un des grands architectes du luxe en France, ancrant ainsi définitivement la Ville Lumière comme sa capitale mondiale.

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